Les chaussures ALTRA Lone Peak 5 SE le best seller de la marque

par | 26 Oct 2021

Altra Lone Peak 5 SE

Les chaussures  ALTRA Lone Peak 5 SE s’installent comme la référence

Tester une paire de chaussures de course à pied et écrire un compte-rendu fidèle quand on n’est ni testeur professionnel ni journaliste « running » pousse à s’interroger : risquerai-je d’être influencé par des biais conscients ou inconscients ? Vais-je pouvoir retranscrire ce que j’ai apprécié ou non et être compris ?

Test réalisé par Frédéric David – Images Frédéric D

Mes biais conscients : courant sur piste puis route depuis plus de 40 ans et un peu de trail depuis plus de trente ans, je suis clairement un coureur sur route qui fait un peu de trail mais en aucun cas un pur trailer qui connaît tous les modèles spécifiques. J’aime bien les chaussures légères et réactives, j’utilise des Saucony type A sur marathon, des Hoka Evo Jawz sur mes quelques trails ou lors de mes sorties montagne si le terrain est gras.

Je n’aime pas les passages forcés sur les quelques kilomètres de goudron que l’on rencontre parfois au début et à la fin des trails et que l’on est bien forcé de parcourir avec les chaussures que l’on a ce jour-là.

Mes biais inconscients probables : la lettre d’accompagnement d’Altra vantant à la fois la protection et le minimalisme me laissait perplexe. J’avais un peu l’impression que l’on résumait minimalisme à « drop zéro ». Qu’en est-il vraiment ?

ALTRA Lone Peak 5 SE

Ayant reçu les ALTRA Lone Peak 5 SE deux jours avant un trail de 42 km et 2000 D+ / 2000 D- je n’ai pas osé prendre trop de risques : je suis sorti pour un bref essai de 30 minutes en décidant de conserver mes chaussures habituelles pour la course, quitte à reprendre le test la semaine suivante. Cette petite sortie de 15 minutes sur sentiers à flanc de montagne suivie de quelques accélérations en ligne droite (3 x 800 m sur goudron) me laissent une bonne première impression.

ALTRA Lone Peak 5 SE

Sur le terrain avec les ALTRA Lone Peak 5 SE

Malgré le poids plus élevé que mes chaussures habituelles je n’éprouve pas la sensation de lourdeur que je craignais. L’accroche sur sentier sec est largement suffisante et les cailloux sont moins présents  sous la semelle qu’avec mes chaussures habituelles. Sur la route, ce pour quoi elles ne sont pas conçues, ces chaussures se révèlent bien plus alertes que je ne le craignais. Ce ne sont pas des chaussures de route, je ne les mettrais pas pour un 10 km mais leur comportement est plus qu’honorable pour 3x 800 à allure 10 Km.

C’est là que je commence à comprendre les Lone Peak 5 SE : la largeur de l’avant-pied permet aux orteils de s’étaler et au métatarsiens de bouger naturellement. Les chaussures permettent  le bon fonctionnement des pieds. Le drop zéro n’est qu’un aspect de la question. Pas forcément le plus important. Mais là aussi, habitué à 4 mm le fait de passer à zéro n’est peut-être pas une révolution pour mes pieds.

ALTRA Lone Peak 5 SE

Je range ces chaussures pour quelques jours avant de reprendre l’essai. Conçues pour le Wasatch Front 100 mile Endurance Run ne sont en principe pas pour moi. Même si j’aime bien les Wasatch mountains dont le relief s’apparente à celui des Aravis où je m’entraîne, je n’ai aucune intention d’affronter 100 Miles. Le quart de cette distance me suffit et j’ai enchaîné 20, puis 30 puis 40 kilomètres de sentiers de montagne et de routes d’alpages caillouteuses pour me faire une idée.

ALTRA Lone Peak 5 SE

Le confort est royal. Les descentes où ça tape un peu, les kilomètres pieds humides se passent bien. Le léger surpoids, comparé à mes chaussures de référence, se fait vite oublier et est largement compensé par le confort.  

J’apprécie vite la hauteur raisonnable contrairement à quelques méga-chaussures que j’ai essayées par curiosité et dans lesquels je me sentais un peu instable dans les dévers. La largeur me pose plus de problèmes entre les racines. Ça a tendance à coincer un peu mais rien de grave. Je vais apprendre à changer mes trajectoires. Les lacets tiennent bien et ne se défont pas même lors de la sortie de plus de quatre heures, malgré l’humidité et le passage d’un ruisseau. J’ai trouvé la motricité sur sol gras un peu moins bonne que celle conférée par les semelles Vibram de mes chaussures personnelles. Un choix à faire en fonction de la météo, du relief, du sol et de la distance.

Dernier essai sur mon « stade d’altitude » un petit circuit autour d’une retenue d’eau qui me permet d’effectuer des séances de fractionnés en montagne (voir photo). Bonne stabilité, protection et confort. Très agréable et assez vive pour un travail de VMA. Un léger manque d’adhérence en virage, mais c’est beaucoup mieux qu’en chaussures de route.

ALTRA LONE Peak 5 SE

En conclusion :

J’ai évité de parler couleurs et esthétique car c’est très personnel. A vous de juger sur les photos.

J’ai beaucoup aimé le confort, la polyvalence et le dynamisme inattendu de ces chaussures. J’ai compris la contradiction apparente « protection x minimalisme » mais si je les trouve finalement plus raisonnables et passe-partout que « minimaliste ». L’aisance des orteils et des métatarsiens autorisent un vrai fonctionnement du pied. C’est probablement ça qui m’a séduit.

Aucun défaut majeur n’est à signaler si on ne prend pas ces chaussures pour ce qu’elles ne sont pas.

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